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Touristes et écrivains

Martin Michaud sur la tombe de Paul Éluard
Propos recueillis par Marie-Claude Fortin

Les écrivains sont aussi nombreux à suivre les traces des auteurs qu’ils admirent. Voici quelques extraits des témoignages que nous avons recueillis. À lire avant de planifier vos vacances!

Élise Turcotte
J’ai bien sûr visité la maison de Victor Hugo, place des Vosges, un endroit que j'adore. L'année dernière, un ami m'a montré l'Hôtel du quai Voltaire où a vécu Anne Hébert à son arrivée à Paris... À Prague, j'ai suivi toute la piste Franz Kafka : cafés, maison, château, etc. À Berlin, je suis allée dans la Maison de Brecht, bien sûr, et je me suis promenée en découvrant les lieux du roman Le jour des Morts, de Cees Nooteboom. À Lausanne, je suis allée à l'hôtel d’Angleterre devant lequel a été photographié Hubert Aquin. J'ai aussi été très excitée d’entrer dans l'hôtel qui a servi de décor pour l'écriture de Belle du Seigneur, d'Albert Cohen, le Beau-Rivage Palace, un hôtel où plusieurs écrivains sont descendus d'ailleurs, Georges Simenon y a passé son dernier hiver. À La Nouvelle-Orléans, oh!, la chambre où Faulkner écrivait était à côté de la mienne... et j'ai suivi sa piste dans le Vieux Carré, comme celle de Tennessee Williams. À New York, j'ai fait deux fois la visite littéraire dans Greenwich, particulièrement la beat generation, et aussi la maison où Louisa May Alcott a écrit Little Women... Jack London, Edgar Allan Poe... quand j'étais jeune (17 ans), Moby Dick, à Nantucket... Je m’arrête ici. Ma mémoire flanche. Mais il y en a plein d'autres. Dès que j'ai une piste, je la suis.

Martin Michaud
Je suis allé trois fois au Père-Lachaise et, à chaque visite, je me suis rendu sur la tombe de Paul Éluard. C'est un geste significatif pour moi (bien que non religieux), Éluard étant l'un de mes poètes favoris. J'ai déjà aussi eu le projet de visiter les endroits où a habité Romain Gary, mais je ne l'ai pas encore réalisé.

Jacques Côté
Dans ma vingtaine, je me suis rendu à Lowell Mass. J'y ai rencontré le père Spike Morissette, un grand ami de Kerouac. C'est lui qui avait officié le service funèbre du fameux beatnik. Il nous a proposé, à mon frère et moi, de faire la grande tournée Kerouac. Je le revois descendre les marches du parvis de l'église Saint-Jean-Baptiste en comptant les dix billets de 20 $ que nous allions dépenser dans les différents bars qu'affectionnait Kerouac. Il nous a montré les maisons que Jack a habitées.
Ç’a été une formidable tournée littéraire, car Spike était connu de tous. Il n'avait même pas à payer pour les consommations. Plusieurs des tenanciers de bars avaient connu l'auteur de Sur la route. Et les langues se délient vite après quelques verres. Devant le Memorial Kerouac, il nous a raconté plein d'anecdotes à propos de son célèbre ami. Bref, de beaux moments d'émotions.
Je me suis un jour arrêté devant la tombe de Baudelaire au cimetière Montparnasse. Des bouquets y avaient été déposés. Il y avait même des messages en japonais. J'ai aussi visité le passage Choiseul que Céline a décrit dans Mort à crédit. Je me suis attardé devant sa maison de la rue Lepic à Montmartre. Quand j'analyse cette tournée, elle est particulière. Tous ces écrivains sont des bâtards de l'un ou des autres. Baudelaire, Céline et Kerouac ont influencé Morrison. Céline a eu une grande influence sur Kerouac.
Lors d'une tournée à Stockholm, il y a deux ans, j'avais déjà tout lu Stieg Larsson, mais je n'ai eu aucune envie de faire une tournée littéraire. On envie parfois certains amis. Un auteur que je connais, Yves Vaillancourt, a eu la chance de passer un après-midi dans la maison d'Ernst Jünger, et en tête à tête avec lui. Madame Jürgen leur a même servi le thé et les biscuits.

Nicole Brossard
Joyce à Trieste, Garcia Lorca à Grenade, Yourcenar à Petite-Plaisance, Goethe à Francfort, Gabrielle Roy à St-Boniface. Et la tombe de Borges à Genève.


André Marois

Avant de partir en voyage, j'aime lire un ou deux polars qui se déroulent dans la ville où je vais. Les écrivains de polars décrivent bien les lieux, les ambiances. À San Francisco, j'ai vu la maison du Faucon maltais de Dashiell Hammett.

Jean Lemieux
Mon premier pèlerinage littéraire a eu lieu en 1974. J'avais vingt ans. À mon premier voyage en France, j'ai évidemment parcouru Paris pendant que je lisais Illusions perdues, de Balzac, mais ce n'était pas pour moi un écrivain fétiche. J'ai quitté Paris pour la Normandie et je me suis rendu, moitié en train, moitié sur le pouce, à Étretat, pour voir la fameuse « Aiguille » qu'a immortalisé Maurice Leblanc dans L’Aiguille creuse. Je sortais évidemment de mes lectures de jeunesse.
J'ai passablement fréquenté l'œuvre de Kafka. Depuis quelques années, je suis devenu amoureux de Prague, dominée par le Château. Évidemment, Kafka est partout à Prague. Il fait même l'objet d'une commercialisation éhontée. Mais la petite maison bleue qu'il a occupée au 22 de la ruelle d'Or, à l'ombre du Château justement, a beaucoup de charme. Bien que je préfère la Staroměstské náměstí, la vieille place près de laquelle il a grandi et qu'il a traversée tous les jours quand il travaillait pour une compagnie d'assurances.
Dernièrement, à Paris encore, je suis allé Place de la Contrescarpe, dans le 5e, où a vécu Hemingway dans les années 20. Je suis allé à Key West visiter sa maison, et dans ses bars préférés de La Havane, malheureusement envahis par les touristes.
Dans les lieux plus exotiques, j'ai suivi les traces de Somerset Maugham à Singapour, de Pierre Loti à Istamboul.
J'aime les cimetières. Je me suis recueilli sur la tombe de Brassens à Sète, sur celle de Stendhal au cimetière Montmartre. À propos de ce dernier et de La chartreuse de Parme – qui est probablement le roman que j'apporterais sur une île déserte –, je ne peux voyager dans le nord de l'Italie sans être, en pensées, en sa compagnie.
Plus près de nous, j'ai cherché la tombe d'Anne Hébert à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, mais je ne l'ai pas trouvée. Notre grande dame était bien discrète, un peu trop peut-être.
Je pourrais continuer. J'arrête ici.

Monique LaRue
Je ne crois pas avoir jamais fait de voyage qui ne soit accompagné et inspiré par la lecture de romans, poésie ou essais littéraires. À Pékin, j’ai suivi Lao She, visité sa maison, retracé les hutongs et le lac aux abords duquel se déroule son roman-fleuve Quatre générations sous un même toit. Lire Kyôto de Kawabata, à Kyôto, Vargas LLosa dans la pluvieuse Lima, à La Havane, Lezama Lima : je voyage avec un photographe. Pendant ses longues séances de « travail », je lis des romans qui se passent là où je suis. En Russie, les deux tomes de Guerre et paix que par bonheur je n’avais pas encore lus m’ont procuré une inoubliable expérience in situ. À San Francisco, j’ai composé tout un roman, Copies conformes, à partir de l’ombre de Dashiell Hammet et du Faucon maltais qui planait selon moi sur la Silicon Valley et le Bay Area où Steve Jobs et Stephen Wozniack venaient d’inventer les premiers ordinateurs personnels. Il serait trop long d’énumérer tous ces voyages littéraires et j’ai d’ailleurs l’intention depuis un certain temps d’en faire un livre. Mais avec ce qui arrive au livre sait-on ce qu’il adviendra de ces projets d’une autre ère? Je profite donc de l’occasion pour évoquer le plus émouvant, peut-être, de tous ces souvenirs, celui d’une longue marche au bord des canaux arpentés par Gorki, Gogol et surtout Dostoïevski, mon écrivain préféré depuis toujours : l’église qu’il voyait de l’appartement-témoin de sa pathétique existence avec Anna Grigorievna, la place, toujours aussi populaire, bruissante, vaguement menaçante de la halle aux foins, centrale dans Crime et châtiment, le poste de police où Raskolnikov, comme Dostoïevski lui-même, est interrogé, la forteresse Pierre-et-Paul où il a été emprisonné et condamné à mort avant d’être gracié, l’École des ingénieurs militaires où il a étudié, accompagnée non seulement par mes lectures depuis l’adolescence jusqu’à maintenant, mais par le lancinant roman de Leonid Tsypkin, Un été à Baden-Baden, lu dans le fameux train rouge qui relie Saint-Pétersbourg et Moscou, superbe hommage à un écrivain qui pourtant ne se gênait pas pour exprimer des humeurs antisémites absolument blessantes pour un homme comme Tsypkin.

Pierre Szalowski

De toute ma vie, je n'ai eu qu'un seul écrivain culte. Culte, c'est celui que tu considères comme plus grand que Dieu. Celui dont tu bois les livres et les paroles et, bien entendu, quand tu es au milieu de la vingtaine, que tu finis par vouloir suivre ou imiter.
Dans mon cas, ce fut Henry Miller. Avec un ami, nous étions des fans absolus. On le lisait partout, le citions à toutes les sauces et offrions notre condescendance la plus crade à quiconque n'avait pas lu Tropique du cancer : mon livre culte. Il y a quelques années, je me suis même ruiné pour acheter une lettre de Miller à son éditeur.
Alors, surtout avec cet ami de banlieue parisienne – où j'habitais –, j'ai pas mal traîné à Clichy la nuit, à rôder dans les mêmes rues sordides, les petits bars à putes, se taper des cuites au Café Wepler de cette place. Nous refaisions le Tropique du cancer à notre manière.
Curieusement, dans ce quartier populaire et coloré, à 50 ans d'écart, c'est comme si rien n'avait changé (nous étions dans les années 80). J'avoue en perdre quelques bouts, mais nous étions allés jusqu'aux adresses où il avait habité.
Curieusement, il y a peu, en allant voir Dany Laferrière et Michel Rivard à l'Européen (à quelques mètres de la place Clichy), j'ai retrouvé autant l'ambiance de ma jeunesse que celle que je retrouvais en Miller. Je me souviens en avoir été très ému et avoir raconté mes errances nocturnes sur la piste d'Henry Miller.

Guillaume Corbeil

Je ne suis pas vraiment fétichiste d'écrivain, mais j'avoue qu'à Buenos Aires, j'ai relu Fictions, de Borges et Les armes secrètes, de Cortázar. J'ai aussi attendu, sans les chercher, des signes de Gombrowicz : cafés, etc. Aussi, quand j'étais à Berlin, je lisais Seul dans Berlin, de Hans Fallada, et je suis allé me promener sur la rue où habitent les personnages; je cherchais leur immeuble, mais il n'existe pas! Je ne me souviens pas de l'adresse exacte, ni du nom de la rue, mais c'est un numéro d’immeuble absent. C'est donc un lieu imaginaire, qui n'existe que pour la littérature.


Dominique Fortier
Malheureusement, je pratique assez peu le pèlerinage littéraire. Il y a bien certains lieux qui me donnent envie d'écrire, mais ça n'a souvent rien à voir avec le fait que d'autres écrivaines les ont habités ou décrits. Je crois toutefois que le désir d'écrire un roman m'est d'abord venu de Key West, qui a aussi inspiré Hemingway et Tennessee Williams (et Michel Tremblay et Marie-Claire Blais, bien sûr), mais c'est le lieu lui-même qui était l'inspiration, plus que les auteurs qui s'y étaient succédé... (Le roman n'est toujours pas écrit, au fait, mais j'espère bien y arriver un jour.)

Jean-François Chassay
Je suis déjà parti sur les traces de Giordano Bruno et Galilée en Italie (le plus grand prosateur italien selon Italo Calvino); j’ai visité les maisons/musées de Balzac et Hugo à Paris, Maurice Leblanc en Normandie, Dickens à Londres, Joyce à Dublin, d’Hemingway à Cuba. Je me suis recueilli sur la tombe de Baudelaire à Montparnasse, sur celle, hideuse, de Wilde au Père-Lachaise (et de bien d’autres à cet endroit – même sur celle de Jim Morrison), sur celle de Karel Capek à Prague. J’ai pris un verre au Vesuvio Café sur North Beach à San Francisco en me disant que Kerouac, Ginsberg, entre autres, s’étaient certainement assis sur ma chaise. J’ai aussi pensé à Diderot, Voltaire, et à tout le monde en fait, en mangeant au Café Procope à Paris. J’en oublie certainement des tonnes, mais ce sont les premiers souvenirs qui me reviennent à l’esprit.

Bertrand Laverdure
J'ai souhaité accomplir plusieurs de ces types de voyages homériques, presque des rituels. Je n'ai que partiellement réalisé mes rêves. Je suis, entre autres (pour un projet de roman qui est tombé à l'eau), parti à la recherche du lieu où Francis Scott Fitzgerald aurait écrit la majeure partie de son livre Tender is the Night. Il s'agit d'une jolie maison, dans un quartier huppé de Baltimore. Je m'y suis rendu, j'ai pris des photos de la maison, me suis renseigné sur le livre, ai lu la plaque... documentation non utilisée. À Paris, comme des milliers d'autres, je me suis aventuré au Père-Lachaise. Je me suis prosterné sur la tombe d'Apollinaire sur laquelle on retrouve cette belle phrase : « Mon cœur comme une flamme renversée ». Phrase que j'ai ensuite fait reproduire sur un doggy tag que j'ai porté quelque temps. Je suis totalement fasciné par les maisons d'écrivain. Mais le hasard a fait que je n'en ai visité que très peu. À La Havane, je ne suis pas allé voir l'ancienne maison d'Hemingway, par exemple. J'ai trouvé et photographié (pour une publication), la maison de Jacques Ferron dans l'ancien quartier Bellerive, à Longueuil. J'avoue m'être recueilli devant ce terrain de jeu qui a inspiré les belles pages de L’amélanchier. J'ai souhaité aussi aller à Lowell (pour écrire un papier sur l'enfance de Kerouac pour une revue), j'étais bien préparé. Mais ça n'a pas abouti. Mon rêve : partir avec deux ou trois écrivains et écrire un livre collectif sur l'œuvre de Brautigan, David Foster Wallace, Selby Jr. et Vonnegut, aux États-Unis. Livre scrapbook, avec photos, lieux d'écriture et ceux mentionnés dans leurs livres, entrevues avec des professeurs d'université, des lecteurs, la famille de ses monstres. Les écrivains de la marginalité glorieuse sont mes héros. Ils vivent et magnifient les névroses d'une société. Ce sont mes frères de sang. Je crois, d'ailleurs, au Québec, qu'il faudrait plus de plaques commémoratives sur les maisons habitées par des écrivains.
Je dois avouer que j'ai aussi tenté de trouver une maison dans laquelle Yves Thériault, à Rawdon, aurait longtemps habité et où il aurait écrit plusieurs de ses derniers livres. J'avais une adresse, je m’y suis rendu. Mais je n'ai pas réussi à localiser l'endroit. Sans doute parce que je n'avais que des informations de seconde main. Il faut être détective et prendre le temps d'effectuer nos recherches avec minutie. Parfois, une rue a changé de nom, l'adresse n'est pas la bonne, surtout s'il s'agit d'une information qui a plus de vingt ans. Mais en cherchant aux bons endroits, et pour peu qu'on ait de la patience, tout se trouve. J'en suis persuadé.

Jean Barbe
J'ai visité la maison d'Hemingway près de La Havane. J'ai fantasmé sur la maison de Victor Hugo, place des Vosges, sans vouloir y entrer, humant les alentours, imaginant ses promenades quotidiennes. Je ne suis pas très fétichiste de maisons. J'aime mieux leurs carnets, leurs stylos. Leurs outils. Pour gosser comme ils ont gossé, je cherche les meilleurs outils! Pas les meilleures planques!

India Desjardins
Je suis déjà allée à Trouville pour accompagner mon copain de l'époque au Festival Off-Courts. J'étais excitée d'y aller à cause de l'hôtel des Roches Noires, où Marguerite Duras a vécu la fin de sa vie. Je suis passée devant (l'architecture est magnifique), y ai respiré l'air (ça sent la mer), écouté les sons (bruit de vagues, de vent et de mouettes) et j'ai pensé à ce qu'elle avait pu y écrire. J'avoue que j'ai été émue. D'autres écrivains ont d'ailleurs été résidents de cet hôtel et Monet en a même fait un tableau. C'est un endroit très inspirant.

Steve Proulx
Je t'avoue que ça ne me vient pas vraiment en tête... n'étant pas à la base un très grand voyageur (jamais eu le temps, ni les moyens jusqu'à présent). Mais quand mes filles seront plus vieilles, j'ai pour projet d'aller en vacances dans le Maine et passer à Bangor pour voir la maison de Stephen King : The House that Horror Built!

Perrine Leblanc
Je ne me suis jamais vraiment lancée sur la piste d'un écrivain et je n'aime pas les cimetières, mais j'ai gardé un souvenir fort de ces trois lieux. Notre-Dame de Paris. C'est vertigineux, l'architecture est puissante, ça en jette, et c'est autre chose que le religieux qui émeut, l'Histoire par exemple, cette église raconte des siècles. J'ai passé de longues minutes sur une chaise bancale dans le froid et l'humidité, presque seule, loin de l'encensoir, qui est le cendrier des églises, juste pour entendre l'orgue de Notre-Dame. Dehors, les herbes aromatiques qui poussent devant la cathédrale sentent le pipi de chat, j'ai déjà failli me tordre une cheville en traversant le parvis à reculons pour ne rien manquer du spectacle de Notre-Dame, mais ça ne fait rien. Il faut dire que j'ai un faible pour les romans de Victor Hugo.
Un autre souvenir, celui de Saint-Malo, en Bretagne. Là-bas, on peut accéder à un îlot devenu presqu'île à marée basse, le Grand Bé, où se trouve, modestement identifiée, la tombe de Chateaubriand.
Quand j'ai « franchi » la ligne de partage des eaux en Colombie-Britannique, j'ai pensé à Jacques Poulin; j'avais seize ans, je venais de lire Volkswagen blues. 
 



Michèle Plomer
Je suis allée en France la première fois dans le but de faire un pèlerinage Colette. J'ai commencé par le Palais-Royal à Paris, le Père-Lachaise (sa fille est enterrée à côté d'elle). Puis je suis allée à la Treille Muscate à St-Tropez, et à Besançon aussi où Colette et Willy avaient une propriété, et où elle a travaillé sur les derniers Claudine.
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